La réforme de l’alternance consécutive à la loi du 5 septembre 2018 bouleverse l’équilibre entre contrat de professionnalisation et contrat d’apprentissage, en faveur du second. Parallèlement à la hausse considérable du nombre de contrats d’apprentissage, les entrées en contrat de professionnalisation ont fortement baissé entre 2018 et 2020. Cette baisse s’accompagne d’une évolution du profil des bénéficiaires, désormais plus âgés et plus souvent en recherche d’emploi à l’entrée dans le dispositif. Ce changement est conforme à sa vocation initiale : favoriser la réinsertion professionnelle des publics adultes. Le nombre d’entrées en contrat de professionnalisation s’est ensuite stabilisé autour de 115 000 par an.

 

La suppression, en mai 2024, de la principale aide à l’embauche de salariés de moins de 30 ans en contrat de professionnalisation, mise en place en 2020 lors de la crise sanitaire, s’accompagne d’une nouvelle baisse avec moins de 94 000 nouvelles entrées en 2024.

 

Les fonds engagés au titre du contrat de professionnalisation baissent considérablement en trois ans, passant de 1 530 millions d’euros en 2021 à 649 millions d’euros en 2024. Le coût d’un contrat s’établit à 6 957 euros en 2024, en baisse de 17 % par rapport à 2023 et de 45 % par rapport à 2021. Cette évolution s’explique par la suppression de la plupart des aides à l’embauche financées par l’État. Si, en 2021, ces aides représentaient 48 % du coût d’un contrat, leur part n’est plus que de 7 % en 2024.

Sommaire

  1. Une baisse de 21 % des contrats de professionnalisation pris en charge

  2. Une baisse importante du coût unitaire liée à la réduction des aides à l’embauche

  3. Un contrat recentré sur sa fonction historique

  4. Deux bénéficiaires sur trois s’insèrent rapidement dans l’emploi