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France compétences publie sa Note d’études n°14, consacrée à l’observation emploi-formation au service des branches professionnelles. Elle dresse l’état des lieux d’un paysage recomposé depuis la réforme de 2018 et montre comment les travaux des OPMQ et des OPCO, au-delà du diagnostic, éclairent les décisions des partenaires sociaux et orientent les politiques de branche.

 

UN PAYSAGE RECOMPOSÉ, PARTAGÉ ENTRE OPMQ ET OPCO

 

Documenter les évolutions des métiers, des compétences, de l’emploi et de la formation : telle est la vocation de l’observation emploi-formation. Historiquement portée par les OPMQ, créés par accord de branche, cette mission est aujourd’hui partagée avec les OPCO, institués par la loi du 5 septembre 2018.

 

L’enquête conduite par France compétence à l’été 2025 auprès des observatoires met en évidence la coexistence de plusieurs configurations :

  • Des OPMQ « autonomes » avec une identité visuelle propre, d’un site et d’une équipe dédiée
  • Des OPMQ qui s’appuient exclusivement sur les moyens humains de leur OPCO mais dont le pilotage politique reste à la main des partenaires sociaux de branche
  • Des OPCO qui associent un service observation aux OPMQ de leur périmètre et d’autres où les partenaires sociaux ont fait le choix d’un observatoire unique à leur niveau.

UN CŒUR DE METIERS COMMUN

 

OPMQ et services observation des OPCO partagent un socle d’activités identiques : la réalisation d’études et la production de tableaux de bord et de panoramas statistiques en constituent les deux piliers, complétés par les travaux prospectifs et l’élaboration de cartographies et de fiches métiers. La part des travaux quantitatifs, portraits statistiques et exploitations de données s’est sensiblement accrue ces dernières années.

 

Ce socle commun s’étend au champ de la certification, dans lequel interviennent 55 % des OPMQ et 82 % des OPCO : notes d’opportunité à l’appui des demandes d’enregistrement, dossiers mobilisés en Commissions professionnelles consultatives et suivis de cohortes.

 

DES SINGULARITÉS QUI PERSISTENT

 

Au-delà de ce tronc commun, les deux acteurs se distinguent par leurs champs d’intervention. L’analyse de l’offre de formation, en résonance directe avec les missions des OPCO, est conduite par 60 % d’entre eux, contre 20 % seulement des OPMQ.

À l’inverse, l’alimentation des négociations de branche demeure une singularité des OPMQ. A ce titre, ils entretiennent des relations de plus en plus étroites avec les Commissions Paritaires Permanentes de Négociation et d’Interprétation (CPPNI) de leur branche respective.

 

OUTILLER L’ACTION

 

La finalité de ces travaux est claire : aider à la décision. En 2025, l’ensemble des OPCO et la quasi-totalité des OPMQ formulent des préconisations à l’issue de leurs travaux, le plus souvent prolongées par des plans d’action.

 

Les exemples abondent. À la suite de travaux successifs de l’Observatoire des Métiers des Professions libérales (OMPL), la branche des pharmacies d’officine a abouti à la création d’un métier de logisticien et d’une formation associée. Dans la branche des activités du déchet et de la propreté urbaine, l’étude prospective menée avec l’OPCO Akto a fait évoluer les fiches métiers et donné lieu à une convention avec l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme. Les travaux de l’Observatoire des métiers du BTP sur le devenir des jeunes formés en apprentissage ont, quant à eux, débouché sur un plan d’action validé par Constructys et l’ouverture d’une plateforme d’accompagnement des tuteurs d’apprentis.

 

 

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