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Bilan des 6 mois de France compétences : le point sur la certification professionnelle (2/3)


En 6 mois, France compétences a posé les fondements de la refonte et de la modernisation du système de certification professionnelle. L’objectif est la mise en place d’un système efficace répondant aux besoins économiques et sociaux.

Des certifications pour répondre aux besoins de l’économie

La certification professionnelle permet aux actifs d’être plus agiles face à un monde du travail en mutation constante. La mission de France compétences est “de répondre au mieux aux attentes de l’économie, dans une logique gagnant-gagnant à la fois pour sécuriser les parcours professionnels des actifs mais aussi pour répondre aux besoins de l’entreprise”, explique Mikaël Charbit, directeur de la Certification professionnelle à France compétences.

Pour ce faire, la loi “Avenir professionnel” fixe :
● 9 critères pour l’enregistrement au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ;
● 6 critères pour le Répertoire spécifique (RS) (ex-Inventaire).

Ces critères permettent à France compétences de s’assurer que les certifications professionnelles enregistrées sont bien en adéquation avec les besoins du marché de l’emploi.

Installation de la commission dédiée aux certifications professionnelles

France compétences a mis en place une commission de la Certification professionnelle, présidée par Françoise Amat. Composée de représentants de ministères, de partenaires sociaux et de Conseils régionaux, la commission rend des avis sur les demandes d’enregistrement aux deux répertoires nationaux. Elle s’est fixée comme priorité immédiate la stabilisation, la formalisation et la diffusion des principaux éléments de doctrine concernant les critères d’enregistrement des certifications professionnelles.

Pour épauler la commission, un comité scientifique a été créé au mois de mai. Il est composé de trois personnalités qualifiées, nommées par le ministère du Travail. Objectif : proposer chaque année à la commission une liste des métiers en forte évolution ou émergents.

Des notes de doctrine : des outils de référence

Les exigences sont plus fortes vis-à-vis des certificateurs, avec une phase de recevabilité du dossier pour voir s’il est conforme aux critères“, indique Françoise Amat.

France compétences se doit d’expliciter, via notamment la publication de plusieurs notes de doctrine, les orientations et les nouvelles exigences prévues par la loi. Les notes publiées à ce jour concernent :
● la rédaction des parchemins
● le Répertoire spécifique
● les blocs de compétences
● les référentiels d’activités, de compétences et d’évaluation
● l’évaluation de l’impact économique et social.

Ces documents visent à parler un langage commun et précisent des éléments essentiels pour simplifier l’enregistrement des certifications.

Une modernisation des outils numériques

Deux grandes étapes de modernisation ont rythmé ce premier semestre :
1/ La mise en œuvre, dès le mois de février 2019, d’une procédure dématérialisée des demandes d’enregistrement de certification.
2/ La mise en ligne de l’espace officiel de la certification. Cette plateforme web permet d’accéder aux certifications inscrites aux deux répertoires gérés par France compétences (RNCP et RS) ainsi qu’aux notes de doctrine. C’est également depuis cet espace que les organismes certificateurs effectuent leurs demandes d’enregistrement.

Les grandes étapes :
- Février : Lancement de la démarche de modernisation et de refonte du système de certification
- Mars : Installation de la commission en charge des certifications professionnelles
- Mai : Installation du comité scientifique auprès de la commission Certification Professionnelle
- Juin : Publication de la nouvelle plateforme web dédiée aux certifications professionnelles

- Consultez le dossier de presse consacré au bilan des 6 mois.