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Répertoire national des certifications professionnelles

Journaliste

Active

N° de fiche
RNCP35743
Nomenclature du niveau de qualification : Niveau 6
Code(s) NSF :
  • 321 : Journalisme et communication
Formacode(s) :
  • 46326 : journalisme presse écrite
  • 46303 : journalisme spécialisé
  • 46325 : journalisme
  • 46306 : journalisme audiovisuel
  • 46323 : journalisme multimédia
Taux d'insertion global moyen à 6 mois : 98%%

Taux d'insertion moyen dans le(s) métier(s) visé(s) à 6 mois : 84%
Date d’échéance de l’enregistrement : 08-07-2024
Nom légal Nom commercial Site internet
INSTITUT INTERNATIONAL DU COMMERCE ET DU DEVELOPPEMENT ISCPA Institut Supérieur de la Communication de la Presse et de l'Audiovisuel https://www.iscpa-ecoles.com
Objectifs et contexte de la certification :

L’information reste le contenu qui intéresse le plus le grand public. Les canaux d’information, l’augmentation des médias digitaux ont exigé en premier lieu une adaptabilité des journalistes à la vitesse et aux modes d’écriture liés à la viralité, à s’inscrire dans une époque du « bruit informationnel ». Le référentiel d’activités et de compétences enregistré au RNCP pour le titre certifié de niveau 6 "Journaliste" a déjà pris en compte cette évolution du métier de journaliste. Le changement dans les modes de consommation a donné naissance à de nouveaux modèles économiques et remis en question non seulement les métiers liés à l’information, mais aussi le référentiel métier du journaliste, en exigeant de nouvelles compétences, sans compter une propension à la création de rédactions en ligne. D’un modèle « broadcast », les métiers de l’information sont passés à une logique de production accrue de contenus et plus particulièrement de contenus plurimédia, une information déclinable sur différents formats, selon le canal de diffusion.  

Différents facteurs ont favorisé cette évolution : 

- Facteurs technologiques et techniques :

Les évolutions technologiques et techniques ont modifié les habitudes de consommation (création de sites sous Wordpress, l’information accessible sur Androïd et Smartphones, le montage depuis le téléphone portable, l’agencement des plateaux TV, les ordinateurs au sein des studios radio, la radio filmée…), la Suite Adobe, l’évolution des logiciels de montage image/son, l’utilisation de la vidéo à la suite des photos sur les réseaux sociaux (twitter), la production simultanée d’images, de sons et de contenus écrits/web dans la diffusion d’une information, l’utilisation de MOJO (Mobile Journalism) Les modes de consommation évoluent avec la pratique Replay, la multiplicité des chaînes d’information accessibles via les écrans tablettes, téléphones portables, la vitesse à laquelle un site d’information se lance (l’exemple du Virus de l’Information, plateforme de contenus couvrant la situation sanitaire)      

- L'accélération de la "bascule" numérique et sociale : 

L’avènement des podcasts, du web documentaire, l’expansion de contenus sur YouTube et l’intensification des publications sur le web ont exigé de soigner la mise en forme et la scénarisation du contenu, en faisant appel à la créativité et l’innovation (formats vidéo type BRUT, sans sonore, avec une écriture inclusive). Les médias se diversifient et innovent (Le Monde sur Snapchat Discover, les Stories de rédactions sur Instagram, les podcasts de l’Equipe). La demande en ressources numériques explose (VOD, presse). Les interactions se développent grâce aux plateformes collaboratives. La covid a rapproché le journaliste des lecteurs/internautes/auditeurs.  

- L'évolution de la relation unilatérale vers une relation d'interactions :

Le journalisme conversationnel crée du lien entre journalistes et lecteurs (L’Equipe) Un exemple illustre parfaitement l’adaptation du marché aux usages, avec la création de nouveaux postes : « Le Monde » et la création de son premier poste de Direction des relations avec les lecteurs du Monde « La covid » balaye toutes les autres actualités. Les journalistes retournent aux fondamentaux du métier : expliquer, enquêter et vérifier l’information. Sous contrainte sanitaire, leurs pratiques journalistiques évoluent. Deux tendances de fonds s’accélèrent : l’émergence d’un journalisme de solution et la co-construction de l’information avec le public.  

- Les facteurs économiques : 

L’élargissement des GAFA en GAFAM (les géants du Web : Google, Amazon, FB, Apple et Microsoft nommés les Big Five, les dominateurs du marché numérique), le développement des contenus sur YouTube et les Réseaux Sociaux - Le marché de la presse écrite, audiovisuelle et web a évolué fortement. L’emploi en web est en croissance chez les nouveaux entrants sur le marché.   Le nombre de cartes de journalistes professionnels  attribuées en France  reste en 2019 sur la crête des 35 000 cartes, dont 449 journalistes honoraires.  

- L'évolution du contexte politique et social :

La menace pesant sur la diversité des médias en Europe (rapport entre la santé des écosystèmes européens médiatiques et les menaces au pluralisme), la Map of Risks per country de l’European University Institute de 2020 démontre la fragilité due à la concentration des médias, la perception controversée de la Liberté de la Presse. 

Le métier devient dangereux (violence à l’égard des journalistes durant les grèves des Gilets Jaunes), défiance à l’égard des médias (manque de transparence et parfois opacité sur l’appartenance des groupes médias) Le contexte chaotique des deux dernières années : Gilets Jaunes, crise sanitaire COVID) renforcent une méfiance du Public envers les médias et l’étendue ravageuse de la désinformation (l’exemple du Politique avec les tweets de l’ex Président américain, fake news…) ont pour effet de rappeler la compétence de vérification des sources et des acteurs de prise de parole. En 2020 et pour la première fois, l’actualité covid balaye tous les autres sujets. Entre le 18 janvier et le 3 juillet 2020, le coronavirus SARS-CoV-2 fait l’objet de 8 466 sujets soit 50 sujets en moyenne par jour dans les JT de 20 heures. Cela constitue  60% de l'offre d'information globale du 1er semestre en nombre de sujets.  Les JT du 20h se rallongent. Leur durée totale passe de 59 heures et 16 minutes en janvier à 86 heures et 31 minutes en mars (+54 %). La période COVID, en première semaine du confinement, révèle 378 heures d’informations diffusées sur les chaînes d’info et plus de 400 heures la semaine suivante avec 19000 sujets consacrés à la crise sanitaire chaque jour (source INA).  Un journalisme de « solutions » se développe avec un groupement de journalistes spécialisés dans le « sojo », et la naissance du collectif Antidotes sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook. So Good, conçu par SO PRESS souligne les initiatives des personnes et des collectifs. Le journalisme redevient créatif. Les grands médias adaptent leur ligne éditoriale. La frontière entre lecteur, auditeur, téléspectateur s’estompe car la production de contenu numérique exige des contraintes de diffusion simultanée ou en différé sur des supports différents. L’émission de radio est filmée, le JT (journal télévisé) renvoie à un portail web pour approfondir une information, un article est relayé sur les réseaux sociaux, un titre peut envoyer une notification sur une application mobile…

Sur le plan de l’organisation, le passage en télétravail démontre l’adaptabilité des outils informatiques dont disposent les titres. Les newsrooms se multiplient, tout converge pour accélérer le report de l’activité des titres sur le numérique. Au regard des mutations et de l’évolution du métier, on pourra se référer à la parution de nombreux rapports, articles, dossiers sur l’évolution du métier  réalisés par : la CNPEJ, l’étude Technologia du SNJ sur le Numérique, la Revue Française des Sciences de l’Information et de la communication sur un journalisme à l’épreuve des dispositifs socio-numériques d’information, le rapport de l’Europe sur les Défis et perspectives pour les médias et le journalisme d’information.  Les exigences des employeurs en matière de compétences sont plus fortes. La révolution numérique représente un défi en termes de modèle économique, d'innovation éditoriale, de changement d'organisation, d'évolution des frontières de métiers, de stratégie marketing, de nouveaux besoins de compétences. 

Le journaliste a dû s’adapter à tous ces phénomènes. Depuis la cohorte, sortie en 2016, l’ISCPA forme à la préparation des compétences de niveau 6, adaptées au réel besoin du marché :Le journaliste producteur de contenus a dû se doter, dans l’exercice de son métier, de nouvelles compétences, en plus des compétences classiques et intrinsèques à la profession :   

  • pour répondre à la demande de « production journalistique plurimédia »,
  • pour être  capable de proposer un format pour chaque projet éditorial ou pour la création d’un nouveau média/projet innovant,
  • pour être capable de scénariser le contenu éditorial, tout en possédant les compétences socle d’un journaliste sur le plan de l’éthique et de la technicité du métier.   

Les  nouveaux besoins en compétences plus complexes, sont à l’origine du besoin du renouvellement de la certification, car le journalisme se transforme et se réinvente. Après avoir été bousculé, le secteur a vu émerger de nouveaux acteurs et de nouvelles pratiques de production de l’information. La part du web augmente considérablement et fait une large place aux sites d’information. Les activités principales sont la veille permanente, de nature éditoriale, de préparation et de production journalistique et de valorisation. Les activités se déclinent en compétences spécifiques au métier de journaliste.

  

Activités visées :

ACTIVITE 1 : conduire une veille à des fins de traitement journalistique avant de concevoir un contenu éditorial.

L’accessibilité à des données de masse sur Internet et les réseaux sociaux est plus rapide et représente un danger de prolifération de désinformation. 

ACTIVITE 2 : proposer des thèmes/sujets en conférence de rédaction et de leur traitement journalistique avant la production d’un contenu éditorial.

Le Journaliste éditorialise et scénarise le contenu, grâce à une technicité venant servir la qualité de sa production et suscitant l’intérêt des lecteurs/auditeurs/internautes. 

ACTIVITE 3 : produire un contenu journalistique, destiné aux formats print, digital, sonore ou image d’un contenu éditorial.

Les compétences transversales classiques selon les codes de la profession ainsi que les compétences spécifiques aux médias presse écrite/presse en ligne, radio/TV, propres à la régionalisation du média (national, régional, local, international) et selon le secteur de sa compétence (politique, sports, santé…) seront mobilisées. 

ACTIVITE 4 : valoriser une activité journalistique à des fins de publication/diffusion pour assurer la visibilité de son profil, l'accessibilité à des liens démontrant ses expériences. 

Compétences attestées :

Conduire une veille à des fins de traitement journalistique avant de concevoir un contenu éditorial :

C1.1 - Identifier et consulter régulièrement les données documentaires (actualité et culture générale) existantes, 

C1.2 - Se constituer une base personnelle de données en y regroupant les éléments liés à un domaine spécifique, 

C1.3 - Analyser les informations documentaires collectées en les triant par thème et en les hiérarchisant, 

C1.4 - Etablir des interactions régulières avec un réseau stratégique d’informateurs et d’experts constitué en un carnet de contacts, 

C1.5 - Recouper des points de vue variés et contradictoires d’informateurs et d’experts.  

 Proposer des thèmes/sujets en conférence de rédaction et de leur traitement journalistique avant la production d’un contenu éditorial :

C2.1 - Argumenter en conférence de rédaction, le choix d’un angle d’un sujet, son format et son support de diffusion,

C2.2 - Définir le traitement journalistique en adéquation avec le support de diffusion,

C2.3 - Préparer la scénarisation du contenu en choisissant les ressources iconographiques, sonores, visuelles… et anticiper les techniques de curation,

C2.4 - Organiser le plan de travail pour la production du contenu journalistique.

   Produire un contenu journalistique, destiné aux formats print, digital, sonore ou image d’un contenu éditorial :

C3.1 – Conduire des interviews en utilisant les techniques de questionnement et de relance pour enrichir et crédibiliser un contenu et/ou animer un plateau d’invités/débat enregistré ou dans les conditions du direct,

C3.2 - Préparer les conditions de réalisation d’un reportage «sur le terrain » en prenant en compte le contexte environnemental,  

C3.3 - Composer un contenu éditorial* en respectant les normes de la langue française et les techniques rédactionnelles, 

C3.4 - Adopter le ton narratif correspondant aux genres journalistiques, 

C3.5 -Adapter le contenu du travail éditorial en le calibrant selon le format et le canal de diffusion visés, 

C3.6- Exploiter l’ensemble des fonctionnalités du matériel technique de réalisation, les logiciels et applications mobiles associés au traitement d’enregistrement, de montage, de mixage d’images et de sons et exploiter les logiciels d’éditing,

 C3.7-Intégrer les contraintes juridiques et obligations règlementaires liées à l’activité journalistique afin d’être en conformité avec la Charte d’Ethique Professionnelle des Journalistes et ne pas s’exposer ou exposer le media à des risques juridiques.   

Valoriser une activité journalistique à des fins de publication/diffusion afin d'assurer la visibilité de son profil, l'accessibilité à des liens démontrant ses expériences. 

C4.1 Créer un profil numérique de journaliste en utilisant à bon escient les réseaux sociaux et/ou plateformes professionnelles afin de de créer liens de confiance avec les communautés de confrères, de lecteurs ainsi qu’avec les médias, 

C4.2 Nourrir son identité numérique en publiant des articles ou des posts, en affichant des liens ou toute autre production journalistique,

C4.3 Sélectionner et s’inscrire ou prendre des RV pour les évènements / manifestations nécessaires en vue de se faire connaitre et/ou de préparer une production journalistique C4.4 Déployer le pitch à l’écrit ou à l’oral, afin d’obtenir l’adhésion pour diffusion/publication.    

Modalités d'évaluation :

MODALITES D’EVALUATION BLOC 1 : 

A partir d’un thème de recherche choisi par le candidat, ce dernier doit dans un temps imposé, préparer et rédiger une note de 5 pages présentant  la liste exhaustive des sources consultées, la liste des contacts mobilisables, une synthèse hiérarchisée des données d’information collectées sur le thème, le choix argumenté d’au moins 2 sujets en lien avec le thème choisi pouvant faire l’objet d’un traitement journalistique. 

MODALITES D’EVALUATION BLOC 2 :

Mise en situation composée d’une présentation orale devant un journaliste professionnel et dans un temps imparti (20 minutes), d’une proposition étayée et argumentée pour un sujet journalistique dans l’objectif d’emporter l’accord de publication ou de diffusion, appuyée par un support visuel. La présentation devra intégrer : une synthèse sur le sujet proposé un argumentaire concernant l’angle choisi par le candidat,  un argumentaire démontrant la pertinence de la proposition vis-à-vis de la ligne éditoriale du media choisi, l’argumentaire proposé et destiné à démontrer les modalités de traitement journalistique élaborées par le candidat, les techniques de scénarisation proposées, le plan de travail en vue de produire le contenu journalistique.

MODALITES D’EVALUATION  BLOC 3 :

A partir d’un sujet d’actualité ou de société défini lors d’une conférence de rédaction, le candidat à la certification devra produire dans un délai de 48 heures, présenter et argumenter à l’oral face à un jury professionnel  une  note d’intention justifiant le choix de deux contenus éditoriaux et de leurs formats, parmi les quatre formats possibles (print, web, audio, reportage vidéo). 

Le candidat  devra également : 

- Soit produire  un reportage vidéo  d'une minute 30 à deux  minutes, tourné-monté avec commentaires sur images. Ce reportage vidéo comporte au moins deux interviews d’illustration. Le candidat devra rédiger un lancement pour ce reportage.  

 - Soit produire deux éléments sonores : un papier anglé d’une minute maximum diffusable dans un journal radiophonique avec un lancement accompagné d'un reportage anglé de une à deux  minutes maximum avec la rédaction d’un lancement. Ainsi qu'un  reportage écrit et mis en page avec son habillage de deux à trois feuillets (soit de 3000 à 4500 signes) accompagnés de deux encadrés de 500 signes chacun apportant un éclairage complémentaire. Le reportage comportera une à deux illustrations iconographiques. 

- Soit produire un reportage web édité sur une plateforme de deux à trois feuillets (soit de 3000 à 4500 signes) accompagnés des liens hypertextes et de la mise en évidence des mots-clés pour améliorer le référentiel SEO. Le reportage comportera une à deux illustrations iconographiques. 

MODALITES D’EVALUATION BLOC 4 :

A partir d’une production journalistique réalisée (print, web, sonore ou vidéo), le candidat présentera oralement à un jury professionnel un pitch de 20 minutes comportant :  

- Sa démarche d’investigation mise en œuvre pour la réalisation de son enquête son profil numérique construit sur 2 réseaux sociaux différents a minima, au choix du candidat,  avec éléments d’argumentation (Domaine d’expertise, Appartenance à des clubs ou associations journalistiques ou professionnelles, Prix et récompenses obtenus) pour solliciter la diffusion de son enquête auprès d’un éditeur média. 

- Un reportage web édité sur une plateforme de deux à trois feuillets (soit de 3000 à 4500 signes) accompagnés des liens hypertextes et de la mise en évidence des mots-clés pour améliorer le référentiel SEO. Le reportage comportera une à deux illustrations iconographiques.    

N° et intitulé du bloc Liste de compétences Modalités d'évaluation
RNCP35743BC01

Conduire une veille à des fins de traitement journalistique avant de concevoir un contenu éditorial.

C1.1- Identifier et consulter régulièrement les données documentaires (actualité et culture générale) existantes, ouvertes ou disponibles sur abonnement, en parcourant les sites web d’information, les revues de presse, les médias traditionnels, les réseaux sociaux, afin de repérer les données liées à des thèmes journalistiques potentiels,

C1.2 - Se constituer une base personnelle de données en y regroupant les éléments liés à un domaine spécifique (sport, santé, politique, arts, histoire, géopolitique…) afin de développer et enrichir son expertise sur le sujet,

C1.3- Analyser les informations documentaires collectées en les triant par thème (politique, écologie, sanitaire…) et en les hiérarchisant pour pouvoir sélectionner les données pertinentes à exploiter dans le cadre du sujet retenu et être capable de les contextualiser de façon pertinente,

C1.4- Etablir des interactions régulières avec un réseau stratégique d’informateurs (institutions, entreprises, politiques…) et d’experts (médecins, juristes, influenceurs…) constitué en un carnet de contacts classés par thème/rubrique, via des prises de RV, le suivi des blogs et des réseaux sociaux, afin de compléter les données à exploiter, 

C1.5- Recouper des points de vue variés et contradictoires d’informateurs et d’experts, en conformité avec la Charte d’Ethique Professionnelle des Journalistes, pour vérifier la légitimité et la fiabilité des sources mobilisées.  

A partir d’un thème de recherche choisi par le candidat, ce dernier doit dans un temps imposé, préparer et rédiger une note de 5 pages présentant  - la liste exhaustive des sources consultées  - la liste des contacts mobilisables - une synthèse hiérarchisée des données d’information collectées sur le thème  le choix argumenté d’au moins 2 sujets en lien avec le thème choisi , pouvant faire l’objet d’un traitement journalistique. 

RNCP35743BC02

Proposer un ou des thèmes/sujets en conférence de rédaction et de leur traitement journalistique avant la production d’un contenu éditorial.

C2.1- Argumenter en conférence de rédaction, le choix d’un angle d’un sujet impactant, son format (reportage, enquête) et son support de diffusion, en justifiant de la pertinence de l’angle choisi dans le respect de la ligne éditoriale du media et en confirmant la fiabilité des sources, afin d’obtenir la validation du rédacteur en chef,

C2.2- Définir le traitement journalistique (genre, ton, titre…) en adéquation avec le support de diffusion, dans le respect de la Charte d’Ethique Professionnelle des Journalistes, permettant de produire un contenu informationnel neutre, précis et exhaustif,

C2.3- Préparer la scénarisation du contenu en choisissant les ressources iconographiques, sonores, visuelles… et anticiper les techniques de curation, afin de valoriser la production journalistique, de susciter l’intérêt du public et de créer l’audience objectivée,  

C2.4- Organiser le plan de travail pour la production du contenu journalistique, en intégrant les contraintes de délais et de bouclage, de moyens humains et techniques, de coûts et de logistique liés à la réalisation.    

  Mise en situation composée d’une présentation orale devant un journaliste professionnel et dans un temps imparti (20 minutes), d’une  proposition étayée et argumentée pour un sujet journalistique dans l’objectif d’emporter l’accord de publication / diffusion, appuyée par un support visuel. La présentation devra intégrer : une synthèse sur le sujet proposé, un argumentaire concernant l’angle choisi par le candidat, un argumentaire démontrant la pertinence de la proposition vis-à-vis de la ligne éditoriale du media choisi, l’argumentaire proposé et destiné à démontrer les modalités de traitement journalistique élaborées par le candidat, les techniques de scénarisation proposée, le plan de travail en vue de produire le contenu journalistique.  

RNCP35743BC03

Produire un contenu journalistique, destiné aux formats print, digital, sonore ou image d’un contenu éditorial.

C3.1- Conduire des interviews en utilisant les techniques de questionnement et de relance pour enrichir et crédibiliser un contenu et/ou animer un plateau d’invités/débat enregistré ou dans les conditions du direct. 

C3.2- Préparer les conditions de réalisation d’un reportage «sur le terrain » en prenant en compte le contexte environnemental (contexte géopolitique ou social, type d’événement couvert…) afin de sécuriser son action sur le terrain et permettre le traitement et la transmission de sa production. 

C3.3- Composer un contenu éditorial* en respectant les normes de la langue française (structure, grammaire, orthographe, sens des mots, richesse du vocabulaire…) et les techniques rédactionnelles (chapo, titraille, habillage…) afin de rendre le contenu compréhensible, pratique, intéressant, attractif et accessible pour la cible audience. 

C3.4- Adopter le ton narratif correspondant au(x) genre(s) journalistique(s) (brève, CR, interview, éditorial, reportage, portrait, enquête, commentaire, analyse, chronique radio, écriture audiovisuelle).  

C3.5- Adapter le contenu du travail éditorial (liens hypertexte, mots clés, contenu d’actualité interactif, sons, images) en le calibrant selon le format (nombre de signes, durée du reportage…) et le canal de diffusion visés    (print, web, plateforme, émission radio, médias sociaux, émission TV …) et en apportant les corrections nécessaires afin de calibrer et de livrer le contenu finalisé. 

C3.6- Exploiter l’ensemble des fonctionnalités du matériel technique de réalisation (caméra, micro, appareil photo, smartphone…), exploiter les logiciels et applications mobiles associés au traitement d’enregistrement, de montage, de mixage d’images et de sons, exploiter les logiciels d’éditing (PAO, maquette, SEO-SEA…) afin de produire le contenu journalistique. 

C3.7- Intégrer les contraintes juridiques et obligations règlementaires liées à l’activité journalistique afin d’être en conformité avec la Charte d’Ethique Professionnelle des Journalistes et ne pas s’exposer ou exposer le media à des risques juridiques (parution print, publication web, diffusion radiophonique, audiovisuelle, diffusion sur plateformes, réseaux sociaux).  

A partir d’un sujet d’actualité ou de société défini lors d’une conférence de rédaction, le candidat à la certification devra produire dans un délai de 48 heures, présenter et argumenter à l’oral face à un jury professionnel  une  note d’intention justifiant le choix de deux contenus éditoriaux et de leurs formats, parmi les quatre formats possibles (print, web, audio, reportage vidéo).

Le candidat  devra également : 

- Soit produire  un reportage vidéo  d'une minute 30 à deux  minutes, tourné-monté avec commentaires sur images. Ce reportage vidéo comporte au moins deux interviews d’illustration. Le candidat devra rédiger un lancement pour ce reportage.

- Soit produire deux éléments sonores : un papier anglé d’une minute maximum diffusable dans un journal radiophonique avec un lancement accompagné d'un reportage anglé de une à deux  minutes maximum avec la rédaction d’un lancement. Ainsi qu'un  reportage écrit et mis en page avec son habillage de deux à trois feuillets (soit de 3000 à 4500 signes) accompagnés de deux encadrés de 500 signes chacun apportant un éclairage complémentaire. Le reportage comportera une à deux illustrations iconographiques.

- Soit produire un reportage web édité sur une plateforme de deux à trois feuillets (soit de 3000 à 4500 signes) accompagnés des liens hypertextes et de la mise en évidence des mots-clés pour améliorer le référentiel SEO. Le reportage comportera une à deux illustrations iconographiques.



RNCP35743BC04

Valorisation d’une activité journalistique à des fins de publication ou diffusion.

C4.1- Créer un profil numérique de journaliste en utilisant à bon escient les réseaux sociaux (Instagram/Twitter/Linkedin...) et/ou plateformes professionnelles (Wix, Squarespace, Profilculture, Indeed…) afin de de créer liens de confiance avec les communautés de confrères, de lecteurs ainsi qu’avec les médias (Rue 89, Agoravox, Mediacitoyen.fr, Castos, Wordpress Podcast….) 

C4.2- Nourrir son identité numérique en publiant des articles ou des posts, en affichant des liens ou toute autre production journalistique, dans l’objectif d’être référencé (Facebook Journalism Project, Datagueule, Wordpress Podcast…).

C4.3- Sélectionner et s’inscrire ou prendre des RV pour les évènements / manifestations nécessaires en vue de se faire connaitre et/ou de préparer une production journalistique en ciblant ceux permettant des interactions professionnelles (Assises du Journalisme, Press Club de France, Prix Bayeux, Déjeuners de presse).

C4.4- Déployer le pitch à l’écrit ou à l’oral, afin d’obtenir l’adhésion pour diffusion/publication, en mobilisant son argumentation sur ses capacités d’innovation, d’adaptation et de production journalistique et en négociant les conditions de rémunérations selon les conventions collectives et usages de la profession.  

A partir d’une production journalistique réalisée (print, web, sonore ou vidéo), le candidat présentera oralement à un jury professionnel un pitch de 20 minutes comportant :  sa démarche d’investigation mise en œuvre pour la réalisation de son enquête,  son profil numérique construit sur 2 réseaux sociaux différents a minima, au choix du candidat avec éléments d’argumentation (domaines d’expertise, appartenance à des clubs ou associations journalistiques ou professionnelles, prix et récompenses obtenus  son argumentation pour solliciter la diffusion de son enquête auprès d’un éditeur média). 

Description des modalités d'acquisition de la certification par capitalisation des blocs de compétences et/ou par équivalence :

  Tous les blocs doivent être validés pour l’obtention du titre. Un certificat des compétences attestées selon les modalités d’évaluation décrites sera délivré à chaque candidat à l’issue de la validation du bloc de compétences.    

Secteurs d’activités :

Les activités s'exercent dans :

- Les agences de presse, la presse nationale, régionale, locale, la presse hebdomadaire, la presse magazine, spécialisée, la presse gratuite d’information, les sites d’informations,  les groupes médias d’information, les stations de radio, les chaînes de télévision, les sociétés de production (pour le web documentaire, l’investigation). 

Type d'emplois accessibles :

Journaliste, journaliste d’investigation, journaliste enquêteur, chef de rubrique, correspondant de presse, journaliste presse écrite, web on line, presse radiophonique, journaliste télévision, journaliste vidéo, journaliste spécialisé (politique, sport, juridique, …), journaliste reporter d’image , journaliste réalisateur,  journaliste reporter ou grand reporter, pigiste (journaliste travaillant à la pige), rédacteur, éditorialiste, secrétaire de rédaction,  photojournaliste, reporter photographe.

Code(s) ROME :
  • L1103 - Présentation de spectacles ou d''émissions
  • E1106 - Journalisme et information média
  • E1205 - Réalisation de contenus multimédias
  • E1104 - Conception de contenus multimédias
  • L1505 - Image cinématographique et télévisuelle
Références juridiques des règlementations d’activité :

Pas de règlementation, mais il existe un statut du journaliste (loi Brachard) de 1935. La loi Cressard de 1974 étend les droits aux pigistes sur la protection des sources d’information des journalistes.   Le statut inclut aussi un décret de 1936 créant la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels chargés de délivrer la carte de presse.  Ce statut s’inscrit dans l’héritage de la loi sur la liberté de la presse de 1881.   L’exercice de cette activité, suppose la possession d’une carte professionnelle.  

Le cas échéant, prérequis à la validation des compétences :

Les pré-requis pour accéder au dispositif de certification hors VAE sont : 

-  de posséder a minima un titre de niveau 4 ou son équivalence (à l’International),

- d'être capable a minima de contextualiser des faits et de comprendre son environnement politique, géographique, économique, culturel et social et maîtriser la langue française et l’écriture. Compréhension de la langue anglaise.    



Validité des composantes acquises :
Voie d’accès à la certification Oui Non Composition des jurys
Après un parcours de formation sous statut d’élève ou d’étudiant X

-Un président du jury  désigné par la Direction de l’ISCPA et un  directeur de l’ISCPA ou son représentant de la Direction des Etudes

-Trois membres professionnels extérieurs

Pourcentage de membres extérieurs à l’autorité (ICD-IGS) délivrant la certification dont professionnels qualifiés : 60%.  

Après un parcours de formation continue X

- Un président du jury  désigné par la Direction de l’ISCPA et un  directeur de l’ISCPA ou son représentant de la Direction des Etudes,

- Trois membres professionnels extérieurs.

Pourcentage de membres extérieurs à l’autorité (ICD-IGS) délivrant la certification dont professionnels qualifiés : 60%.  

En contrat de professionnalisation X

 - Un président du jury  désigné par la Direction de l’ISCPA et un  directeur de l’ISCPA ou son représentant de la Direction des Etudes,

- Trois membres professionnels extérieurs.

Pourcentage de membres extérieurs à l’autorité (ICD-IGS) délivrant la certification dont professionnels qualifiés : 60%.   

Par candidature individuelle X -
Par expérience X

- Un directeur de l’ISCPA ou son représentant de la Direction des Etudes, Président du Jury VAE, 

- Deux membres professionnels extérieurs.

Pourcentage de membres extérieurs à l’autorité (ICD-IGS) délivrant la certification dont professionnels qualifiés : 67%  

En contrat d’apprentissage X

 -Un président du jury  désigné par la Direction de l’ISCPA et un  directeur de l’ISCPA ou son représentant de la Direction des Etudes,

-Trois membres professionnels extérieurs.

Pourcentage de membres extérieurs à l’autorité (ICD-IGS) délivrant la certification dont professionnels qualifiés : 60%.  

Oui Non
Inscrite au cadre de la Nouvelle Calédonie X
Inscrite au cadre de la Polynésie française X
Lien avec d’autres certifications professionnelles, certifications ou habilitations : Non
Date de décision 08-07-2021
Durée de l'enregistrement en années 3
Date d'échéance de l'enregistrement 08-07-2024
Statistiques :
Année d'obtention de la certification Nombre de certifiés Nombre de certifiés à la suite d’un parcours vae Taux d'insertion global à 6 mois (en %) Taux d'insertion dans le métier visé à 6 mois (en %) Taux d'insertion dans le métier visé à 2 ans (en %)
2019 49 0 100 75 80
2018 65 0 97 91 91
2017 56 1 96 86 84
Lien internet vers le descriptif de la certification :

https://www.iscpa-ecoles.com


Organisme(s) préparant à la certification :
Nom légal Rôle
CNJ44 Habilitation pour former
INSTITUT DE GESTION SOCIALE Habilitation pour organiser l’évaluation
Certification(s) antérieure(s) :
N° de la fiche Intitulé de la certification remplacée
RNCP29517 RNCP29517 - Journaliste
Référentiel d’activité, de compétences et d’évaluation :

Référentiel d’activité, de compétences et d’évaluation
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